“DIÁLOGO MEDITERRÁNEO”

N° 24 – Marzo 2002

 

 

 

Le sommet de Valence dans le processus

d’intégration de la Méditerranée

 

 

de Eduardo Zaplana

Président de la Generalitat Valenciana

 

 

La tenue de la Conférence Ministérielle Euro-méditerranéenne de Valence, sous la Présidence espagnole de l’Union européenne, va se traduire, sans doute, par une nouvelle occasion de renforcer le processus commencé lors de quelques Conférences précédentes, et d’avancer fermement dans la réalisation des objectifs qui ont été à l’origine du partenariat euro-méditerranéen.

En ma qualité de président de la Région autonome de Valence, je suis fort satisfait du fait que la Conférence Ministérielle Euro-méditerranéenne ait lieu dans notre Région, qui s’est toujours caractérisée par sa ferme volonté de dialogue et par sa tradition d’entente réciproque et d’échanges interculturelles.

La Région autonome de Valence est une région européenne solidement engagée envers le développement de la Méditerranée. Nous pensons que le processus d’intégration ouvert, qui a pour but de faire de la Méditerranée un espace de sécurité, de paix et de prospérité, est un des projets les plus ambitieux pour notre avenir.

Notre projection méditerranéenne n’est pas seulement le résultat de l’Histoire ou des liens établis dans le passé, tout importants que soient ces derniers, mais aussi un pari stratégique sur l’avenir, sur un engagement envers le progrès commun de nos sociétés. Nous nous trouvons, par ailleurs, devant un domaine complètement naturel de notre action extérieure, car, pour tous les citoyens de la Région autonome de Valence, la Méditerranée est notre maison, notre espace de vie, le lieu dans lequel nous travaillons et vivons.

C’est pourquoi, depuis la Generalitat Valenciana, nous avons soutenu fermement les initiatives comme l’Europartenariat ou le Centre Euro-méditerranéen de Coopération Entrepreneuriale Medvalencia, qui essaient de contribuer au développement des pays méditerranéens par la création d’un espace euro-méditerranéen de libre commerce, la consolidation de la croissance économique et de solides relations commerciales, culturelles et humaines.

Au moyen de l’Europartenariat, nous soutenons l’initiative européenne de mettre en rapport les petites et moyennes entreprises avec leurs partenaires potentiels des deux rives de la Méditerranée. Par Medvalencia, en collaboration avec CEOE, nous avons cherché à configurer un Centre D’Affaires Entrepreneurial de premier ordre servant à renforcer nos relations économiques et commerciales avec les pays du Sud de la Méditerranée non membres de l’Union européenne.

Je suis convaincu que chacune des Conférences Interministérielles tenues depuis 1995, en dépit des difficultés et des divergences inévitables, nous mettent dans la bonne direction. Sans doute, le progrès pourraient avoir été plus grands, et le bilan des premières années du processus euro-méditerranéen a provoqué chez certains une grande déception à cause de la lenteur des progrès réalisés.

Mais il faut prendre en considération que les processus d’intégration internationale ne sont jamais simples. En générale, ils sont à peu réalisés, pas à pas, pour rapporter à la fin des grands succès qui ne sont que le fruit de la patience et de la conviction pour ce qui est de l’opportunité des objectifs fixés.

Certes, il reste beaucoup de choses à faire. Mais le chemin à parcourir est passionnant. Aussi, nous devons réaffirmer notre engagement envers le processus de coopération euro-méditerranéen, qui aura des suites positives pour tous les pays et toutes les régions de la zone qui vont se traduire par l’amélioration des niveaux de sécurité, du bien-être et de la cohésion sociale.

N’oublions pas que la Méditerranée est une zone d’énormes chances, car elle est déjà aujourd’hui le pont commercial principal entre l’Europe et l’Asie, et qui s’affiche comme une région en voie d’expansion qui offre des grandes performances aux investissements provenant de l’Europe.

Voilà pourquoi, si l’on parvient à une normalisation politique dans cette zone et à la suppression des barrières commerciales, il est possible de faire de cette zone la région au plus grand développement de la planète, avec un marché libre d’un milliard d’habitants, plus important qu’une Union européenne élargie elle-même.

C’est dans ce but que nous devons travailler, et je souhaite que le Sommet de Valence devienne une relance vigoureuse de la confiance et de la solidité du processus commencé à Barcelone. Comme le président du Gouvernement espagnol, M. José María Aznar, l’a manifesté, je suis convaincu que cela va réussir. C’est en ce sens, par exemple, que l’initiative espagnole pour la création de nouvelles voies de financement des investissements dans le développement de la Méditerranée, approuvée par le Conseil de l’Europe de Barcelone de mars derniers, va apporter de meilleurs instruments pour rendre effective la vocation européenne pour la Méditerranée.

C’est à nous d’orienter la coopération euro-méditerranéenne au service de la stabilité régionale et de la culture de la paix et de la sécurité communes, qui rendront possible de nouvelles formes de progrès en mesure d’assurer des croissances soutenables susceptibles de devenir du bien-être pour tous et notre meilleur legs pour les générations à venir. Le Sommet de Valence doit constituer un point de référence sur ce chemin qui, sans doute, sera long, mais sur lequel il sera possible d’avancer si nous sommes tenaces et si nous sommes fermement convaincus des objectifs finaux.

Nous devon donc être optimistes envers la Conférence euro-méditerranéenne. Sans doute, le cadre international peut mettre des entraves à la réussite de la dite Conférence. Or, c’est sur la base du dialogue et de la confiance que nous devons surmonter cas difficultés et réussir à ce que le Sommet de Valence se traduise par un pas en avant dans une direction prometteuse. Car nous sommes décidés, depuis la Région autonome de Valence, à l’encourager de toutes nos forces.