d’intégration
de la Méditerranée
de Eduardo
Zaplana
Président de
la Generalitat Valenciana
La tenue de la Conférence Ministérielle Euro-méditerranéenne de Valence, sous la Présidence espagnole de l’Union européenne, va se traduire, sans doute, par une nouvelle occasion de renforcer le processus commencé lors de quelques Conférences précédentes, et d’avancer fermement dans la réalisation des objectifs qui ont été à l’origine du partenariat euro-méditerranéen.
En ma qualité de président de la Région autonome de Valence, je suis fort
satisfait du fait que la Conférence Ministérielle Euro-méditerranéenne ait lieu
dans notre Région, qui s’est toujours caractérisée par sa ferme volonté de
dialogue et par sa tradition d’entente réciproque et d’échanges
interculturelles.
La Région autonome de Valence est une région européenne solidement engagée
envers le développement de la Méditerranée. Nous pensons que le processus
d’intégration ouvert, qui a pour but de faire de la Méditerranée un espace de
sécurité, de paix et de prospérité, est un des projets les plus ambitieux pour
notre avenir.
Notre projection méditerranéenne n’est pas seulement le résultat de
l’Histoire ou des liens établis dans le passé, tout importants que soient ces
derniers, mais aussi un pari stratégique sur l’avenir, sur un engagement envers
le progrès commun de nos sociétés. Nous nous trouvons, par ailleurs, devant un
domaine complètement naturel de notre action extérieure, car, pour tous les
citoyens de la Région autonome de Valence, la Méditerranée est notre maison,
notre espace de vie, le lieu dans lequel nous travaillons et vivons.
C’est pourquoi, depuis la Generalitat Valenciana, nous avons soutenu
fermement les initiatives comme l’Europartenariat ou le Centre
Euro-méditerranéen de Coopération Entrepreneuriale Medvalencia, qui essaient de
contribuer au développement des pays méditerranéens par la création d’un espace
euro-méditerranéen de libre commerce, la consolidation de la croissance
économique et de solides relations commerciales, culturelles et humaines.
Au moyen de l’Europartenariat, nous soutenons l’initiative européenne de
mettre en rapport les petites et moyennes entreprises avec leurs partenaires
potentiels des deux rives de la Méditerranée. Par Medvalencia, en collaboration
avec CEOE, nous avons cherché à configurer un Centre D’Affaires Entrepreneurial
de premier ordre servant à renforcer nos relations économiques et commerciales
avec les pays du Sud de la Méditerranée non membres de l’Union européenne.
Je suis convaincu que chacune des Conférences Interministérielles tenues
depuis 1995, en dépit des difficultés et des divergences inévitables, nous
mettent dans la bonne direction. Sans doute, le progrès pourraient avoir été
plus grands, et le bilan des premières années du processus euro-méditerranéen a
provoqué chez certains une grande déception à cause de la lenteur des progrès
réalisés.
Mais il faut prendre en considération que les processus d’intégration
internationale ne sont jamais simples. En générale, ils sont à peu réalisés,
pas à pas, pour rapporter à la fin des grands succès qui ne sont que le fruit
de la patience et de la conviction pour ce qui est de l’opportunité des
objectifs fixés.
Certes, il reste beaucoup de choses à faire. Mais le chemin à parcourir est
passionnant. Aussi, nous devons réaffirmer notre engagement envers le processus
de coopération euro-méditerranéen, qui aura des suites positives pour tous les
pays et toutes les régions de la zone qui vont se traduire par l’amélioration
des niveaux de sécurité, du bien-être et de la cohésion sociale.
N’oublions pas que la Méditerranée est une zone d’énormes chances, car elle
est déjà aujourd’hui le pont commercial principal entre l’Europe et l’Asie, et
qui s’affiche comme une région en voie d’expansion qui offre des grandes
performances aux investissements provenant de l’Europe.
Voilà pourquoi, si l’on parvient à une normalisation politique dans cette
zone et à la suppression des barrières commerciales, il est possible de faire
de cette zone la région au plus grand développement de la planète, avec un
marché libre d’un milliard d’habitants, plus important qu’une Union européenne
élargie elle-même.
C’est dans ce but que nous devons travailler, et je souhaite que le Sommet
de Valence devienne une relance vigoureuse de la confiance et de la solidité du
processus commencé à Barcelone. Comme le président du Gouvernement espagnol, M.
José María Aznar, l’a manifesté, je suis convaincu que cela va réussir. C’est
en ce sens, par exemple, que l’initiative espagnole pour la création de
nouvelles voies de financement des investissements dans le développement de la
Méditerranée, approuvée par le Conseil de l’Europe de Barcelone de mars
derniers, va apporter de meilleurs instruments pour rendre effective la
vocation européenne pour la Méditerranée.
C’est à nous d’orienter la coopération euro-méditerranéenne au service de
la stabilité régionale et de la culture de la paix et de la sécurité communes,
qui rendront possible de nouvelles formes de progrès en mesure d’assurer des
croissances soutenables susceptibles de devenir du bien-être pour tous et notre
meilleur legs pour les générations à venir. Le Sommet de Valence doit
constituer un point de référence sur ce chemin qui, sans doute, sera long, mais
sur lequel il sera possible d’avancer si nous sommes tenaces et si nous sommes
fermement convaincus des objectifs finaux.
Nous devon donc être optimistes envers la Conférence euro-méditerranéenne.
Sans doute, le cadre international peut mettre des entraves à la réussite de la
dite Conférence. Or, c’est sur la base du dialogue et de la confiance que nous
devons surmonter cas difficultés et réussir à ce que le Sommet de Valence se
traduise par un pas en avant dans une direction prometteuse. Car nous sommes
décidés, depuis la Région autonome de Valence, à l’encourager de toutes nos
forces.