2 octobre 2003
Nathalie Baye et Amal Ayouch, au milieu d’une merveilleuse assemblée
colorée, donneront cet après-midi à 18 h30 le coup d’envoi à la 3ème édition du
Festival international du film de Marrakech (FIFM).
Les caméras des télévisions et les lumières des projecteurs seront braquées
sur l’ouverture du festival qui, durant cinq jours pleins, focalisera tous les
regards et constituera l’un des plus importants rassemblements
cinématographiques.
Le Palais Badîi (Ksar Al-Badîi) servira de cadre à une ouverture officielle qui, pour sacrifier à la solennité, n’en est pas moins conviviale, vive et émouvante.
La troisième édition du FIFM ne ressemble pas aux autres, mais s’inscrit dans
une continuité où prédomine une exigence : la rigueur et la cohérence. Chaque
année, en effet, le festival gagne en qualité et en prestance. La participation
des professionnels, qui devient à chaque édition plus importante et plus
attractive, en témoigne.
L’ouverture, ce soir, du festival avec la projection du film “Mille mois “ de
Faouzi Bensaïdi où Nabila Baraka, dans sa grande splendeur et son charme
exquis, incarne la femme d’un caïd, exilée dans un bled et confrontée à une
tragédie personnelle - après la perte de sa fille adoptive. Moments d’émotion,
la première soirée donnera donc un avant-goût de ce festival où, on l’a déjà
dit, 12 films sont retenus en compétition officielle et, au cours de laquelle,
outre Faouzi Bensaïdi, Narjis Nejjar présentera “Les Yeux secs” et Leila
Marrakchi “Momo Mambo”...
Le cinéma dans sa grandeur, dans ses composantes ethnique et culturelle. Voilà
une dimension que les observateurs s’empressent de prendre en compte. S’il fallait
résumer aussi cette semaine qui vient, l’on dirait que le festival est
aujourd’hui une reconstitution du dialogue Nord-Sud et du rapprochement des
cultures. C’est l’illustration de la proximité dans tous ses aspects.
Le cinéma marocain bénéficie, en effet, d’une plate-forme idéale pour exposer
ses atouts et ses exigences. La séquence Mawahib, innovation de taille qui
vient conforter les assises de ce festival, est en phase avec le temps et
l’évolution d’un événement qui atteint la perfection. Elle donnera à voir le
cinéma de jeunes talents et sera accompagnée de projections dans les cinémas de
la ville, à Place Jemâa Al Fna où un grand écran sera déployé pour associer le
grand public à son festival.
L’hommage consacré à Daniel Toscan du Plantier sera marqué, entre autres, par
la projections de ses films à l’Institut français de Marrakech, de même que le
cycle du film indien sera abrité au cinéma Sâada. Populariser le film, élargir
le champ de sa connaissance, contribuer à son essor, n’est-ce pas-là un défi ?