2 octobre 2003
Marrakech aura dans quelques jours rendez-vous avec la troisième édition de
son Festival international du film. Née de la volonté Royale, cette
manifestation dont l'une des missions et non des moindres est de promouvoir et
de développer l'art et l'industrie cinématographiques au Maroc, donne
incontestablement la possibilité aux réalisateurs, acteurs ou producteurs
marocains, d'être confrontés aux exigences et aux performances du cinéma mondial.
Une propension d'autant plus logique que disposant d'indéniables atouts, et
avec sa nature généreuse et variée, le Maroc a développé des structures
d'accueil performantes pour attirer les réalisateurs étrangers.
La production cinématographique nationale aura de toute évidence enclenché, ces
derniers temps, sa vitesse de croisière, tant il est vrai qu'elle aura fini,
grâce aux richesses qu'elle produit, de transférer des revenus importants en
faisant travailler des milliers de personnes. A moult égards, cette activité
est bien en passe de contribuer, et de la manière la plus tangible qui soit, à
l'équilibre de la balance des paiements. Désormais considéré comme un véritable
levier du développement économique, ce secteur pourrait fort bien devenir une industrie
forte susceptible de contribuer à la promotion de l'emploi. Pour peu bien
entendu que l'on soit plus prompt à l'ériger en une priorité nationale au même
titre que l'agriculture, l'industrie en l'occurrence.
Certes depuis quelques temps, on semble au chevet de cette activité comme
l'atteste notamment cette volonté visant à accorder des aides publiques à la
création de salles de cinéma. Mais cette initiative que tout un chacun qualifie
de louable reste pour le moins timide. Et pour cause, le projet de création
d'un réseau de 1.000 à 1.500 salles de projection tarde toujours à se
concrétiser.
prometteuses, cette activité ne suscite toujours pas un tantinet d'intérêt de
la part des centres de formation. C'est même une denrée rare, alors qu'une
pédagogie en la matière ne peut qu'aider le secteur à combler les insuffisances
critiques dans la capacité de production cinématographique.