Editorial
Une
nouvelle vision
«Ce qui unit les êtres humains est
bien plus consistant que ce qui les divise». C’est en ces termes et, s’appuyant
sur des références
multiples et diversifiées, empruntées
aux différentes cultures et civilisations ayant gouverné le monde à travers
les siècles, que le président Zine El Abidine Ben Ali a abordé, hier, la problématique du dialogue des civilisations et des cultures.
Le Chef de l’Etat, qui présidait l’ouverture du colloque international «Les civilisations et les cultures humaines :
du dialogue à l’alliance», à l’initiative de l’Organisation islamique pour l’éducation, les
sciences et la culture (Isesco), a souligné l’appui total de
Le Président de
Faisant l’apologie d’«un dialogue multilatéral
qui rejette la fermeture sur soi, le fanatisme,
les préjugés et les partis pris», le Président de
Indiquant que l’histoire universelle témoigne que les crimes les plus atroces commis contre l’humanité
se sont souvent appuyés sur le sentiment de supériorité raciale, civilisationnelle ou culturelle, le Président Ben Ali
a solennellement réfuté l’existence de civilisations «supérieures»
et de civilisations «inférieures», ou de cultures «fécondes» et
d’autres «stériles».
Le moment est venu, explique
le Président, de «dépasser
la double opposition entre l’Orient
et l’Occident, et entre le Nord et le Sud, et de nous débarrasser des malentendus accumulés de part et d’autre, afin de reconnaître, tous autant que nous
sommes, le contenu moral et
humain qui caractérise les
civilisations, cultures et religions de tous les peuples».
L’appel lancé hier à
partir de Carthage pour une
nouvelle vision des rapports entre les civilisations,
les communautés et les nations se fait l’écho d’une action à laquelle le Président
Ben Ali n’a cessé de consacrer des efforts multiformes
à l’échelle nationale et internationale et
qui, fort heureusement, recueille
de par le monde de plus en plus l’adhésion
tant en Orient qu’en
Occident.
C’est pour ces multiples raisons que le
message de